Ma découverte du vin
En fait d'article « sérieux », j'ai envie de vous parler de quelque chose que j'aime beaucoup : le bon vin.
Adolescent, en matière de boisson alcoolisée, je n'avais goût que pour la bière. Et oui, ce n'est pas bien, mais que voulez-vous : certains (beaucoup) adolescents boivent. Après avoir organisé quelques journées de prévention sur l'alcoolisation massive en lycée, je me suis rendu compte que nos petites « bitures » n'avaient pas grand chose à voir avec celles que se prennent certains ados de nos jours... Bref, revenons à nos moutons : je n'aimais que la bière. La bonne bière - forcément belge, à mon avis, à la rigueur canadienne (les produits de la brasserie Unibrou sont de très bonne qualité, au brassage fortement inspirés des méthodes belges, d'ailleurs)- la mauvaise bière - le reste – peu m'importait.
Le vin ne passait pas. Je le trouvais inintéressant (!). Je ne l'appréciais pas, malgré quelques infructueuses tentatives de mon père (qui est un amateur éclairé de bon vin).
Comment, vous demandez-vous, est venu le déclic ? Héhé, et bien grâce à mon paternel, au final. Le Noël de mes 18 printemps (1998), j'ai accepté d'essayer de goûter le vin. Il s'agissait d'un Vosne-Romanée millésime 1995 de la maison Bouchard, si mes souvenirs sont bons. Ce moment reste inoubliable, ce fut un instant de pure félicité (malgré un vin un peu jeune). Dès ce jour, je me suis intéressé de près aux vins. Les goûts de mon père m'ayant influencé, il est vrai (et puis je n'ai pas les moyens d'acheter, juste pour « tester », des bouteilles de ce prix que je ne connais pas), je reste pas mal bloqué sur les vins de Bourgogne ou sur les Côtes du Rhône (j'adore les Gigondas et tous leurs petits, ou grands, frères, Crozes-Hermitage, Saint-Joseph ou encore Château-Neuf-du-Pape).
Et puis, avouez, ces noms sont magnifiques, ils me font voyager, je savoure le nom avant d'ouvrir la bouteille : Gevrey-Chambertin, Nuits-Saint-Georges, Romanée-Conti, Aloxe-Corton, Chassagne-Montrachet, Mercurey, Rully... J'arrête, ça me donne envie d'en ouvrir une !
Au final, je n'ai jamais retrouvé complètement le plaisir de cette première fois. Elle reste gravée dans mon esprit comme une initiation à un monde merveilleux : l'oenologie. Je n'y connais pas grand chose, mais j'apprécie énormément le fait de déguster de telles bouteilles. Pour ma consommation plus courante, et comme « vin de table » (même si, au final, je bois très rarement du vin à table, et jamais seul, pour moi, ça se partage...), j'apprécie beaucoup le Fronton (un vin de Toulouse).
Voilà, donc, si d'aventure nous nous rencontrons, et si vous aimez le vin, il y a toutes les chances pour que j'apporte une ou deux bonnes bouteilles ;-)
(Il n'y a pas que les vins cités que j'apprécie, mais, faute de place, je n'ai pas pu tous les mettre. Mais sachez que j'ai aimé des Bordeaux, des Beaujolais – mais pas le « nouveau » beurk ! - et des vins étrangers – chiliens, hongrois, italien...)