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  • : "Il y a bien peu d'hommes qui arrivent à une conscience complète d'eux-mêmes ou qui se connaissent à fond. La connaissance de soi a été dans tous les temps l'objet principal des vrais philosophes : Nosce te ipsum." Louis Eugène Marie Bautain

Ce qui a été dit...

Mardi 3 novembre 2009

Une fois n'est pas coutume, une petit billet d'humeur sur l'actualité politique. A propos du fameux débat sur l'identité nationale...


Juste une petite chose : j'ai écouté, la semaine passée, un débat sur ce sujet présenté par Yves Calvi, très bon journaliste au passage. Et tous, de Besson à Moscovici n'avaient qu'un mot à la bouche : la « fierté » d'être Français, rendre aux gens cette « fierté »...


Bien. Fierté, dans cette acceptation, et selon le Littré c'est : l'« État d'un esprit fier, qui s'enorgueillit de ses avantages réels ou supposés ».

Quel orgueil peut-on bien tirer d'être né, par hasard, dans un pays donné ? Être fier de sa réussite professionnelle, de ses actions, de ses talents longuement travaillés, pourquoi pas, ça me semble légitime. Mais être fier d'un hasard de naissance ? Je ne comprends vraiment pas, et ça me rappelle un sentiment qui a envoyé au casse-pipe des millions de jeunes il y a un peu moins d'un siècle...


Alors, oui, je suis heureux d'être Français, ça vaut mieux que d'être, heu... Nord-Coréen, par exemple, mais fier, non. Je trouve même une telle fierté spirituellement malsaine.


On peut, à la rigueur, être admiratif d'un certain passé de la France, des Lumières, des Droits de l'Homme, de la Commune (pas de sa répression)... mais pas être fier de soi-même, pour la seule raison que l'on est Français. Enfin il me semble...


Je ne parlerai même pas de l'opportunisme de ce débat, lancé, qui plus est, par le ministre de l'immigration...

Par Etarcos - Publié dans : Points de vue
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Mardi 3 novembre 2009
Malinky Robot, de Sonny Liew. Je n'ai pas vraiment accroché, mais c'est le verdict ! J'avais voté pour Ikigami, tout comme Pierre Bordage, d'ailleurs...


Ikigami a tout de même eu le prix d'honneur du jury.
Par Etarcos - Publié dans : Lectures
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Vendredi 2 octobre 2009

Dans le cadre des Utopiales, le festival de science-fiction Nantais (10ème édition, qui aura lieu du 28 octobre au 1er novembre), j'ai participé à un jury de lecteurs. Notre mission, nous l'avons acceptée, consistait à désigner la meilleure bande-dessinée de science-fiction/fantasy/anticipation de l'année. Nous étions une grosse vingtaine dans ce jury, dont mon amie Atma, et le président était... Pierre Bordage. Ce fut une très agréable soirée, vous imaginez, pour moi. Écouter Pierre Bordage, en comité restreint, dans une ambiance sympathique, parler de SF, c'est forcément plaisant pour l'amateur de SF / admirateur de Pierre Bordage que je suis...

Après une bonne heure et demi de débat, et trois votes (et quelques verres de rouge, pour ma part) nous avons fini par désigner le vainqueur, mais je ne peux bien évidemment pas vous dire de qui il s'agit. Héhé.

 

Cela étant, je peux vous donner la liste des six finalistes (parmi environ vingt-cinq), classée par ordre alphabétique, of course, ainsi qu'un petit commentaire illustrant ma perception de l'œuvre.

 

  • Doubt de Yoshiki Tonagai, un manga d'horreur, dans le genre de Saw, le film. Pas mal, mais sans plus. Pas très original selon moi, mais assez bien réalisé. La couverture est par contre géniale, je trouve.

  • Les Épées de Verre de Sylviane Corgiat et Laura Zuccheri, une bande-dessinée fantasy. J'ai pas vraiment accroché, histoire pas vraiment originale, joli dessin... Mouais, ça ne m'a pas emballé.

  • Fergus de Diego Agrimbau et Leonardo Pietro, une bande-dessinée d'anticipation/SF. J'ai beaucoup aimé cette histoire de privé dans un monde futuriste, ou la publicité intrusive règne en maîtresse. Très drôle, psychédélique, beau dessin, tout pour plaire.

  • Ikigami de Motoro Mase, un manga d'anticipation. Alors là, c'est du très très bon au niveau de l'univers. Une sorte de monde orwellien ou un jeune (entre 18 et 24 ans) sur mille doit mourir, au nom de la prospérité nationale. Un avis de mort lui est distribué 24 heures avant, l'Ikigami. J'ai a-do-ré.

  • Malinky Robot de Sonny Liew, une bande-dessinée d'anticipation. Hum, il n'y a pas vraiment de scénario, c'est plus une promenade poétique dans un Tokyo futuriste, où l'on suit les péripéties de deux gamins des rues. C'est très joli graphiquement, mais moi, sans scénario...

  • The Twelve de Joe Michaël Straczynski, Chris Weston et Chris Chuckry, un comic. J'ai adoré cette hisoire de super-héros sur le retour, qui réapparaissent dans les années 2000 après un long sommeil depuis les années 40... le monde a encore besoin d'eux, mais sauront-ils répondre aux attentes...

 

 

Voilà, rendez-vous à la fin du mois pour avoir le fin mot de l'histoire.

Par Etarcos - Publié dans : Lectures
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Jeudi 24 septembre 2009

L'opinion publique, dans sa grande sagesse habituelle, s'est enfin rangée du côté des grands scientifiques que sont les théoriciens du complot. La vaccination, c'est le mal, c'est bien connu. Elle n'a permis d'éradiquer aucune maladie, surtout pas la variole ni la poliomyélite (on nous ment ! Ces sympathiques maladies n'ont disparu de nos latitudes que par un bienheureux hasard !), elle transmet la sclérose en plaque, voir, nous tue, tout simplement. Il était temps que ces grands médias scientifiques que sont « Femme actuelle » et consorts rétablissent la vérité ! On nous ment ! Nous sommes manipulés par les grands laboratoires pharmaceutiques qui veulent notre mort ! C'est logique, pourtant ! Tuer tous leurs clients potentiels arrange bien leurs affaires ! Ils possèdent la majorité des entreprises de pompes funèbres, tout le monde le sait.


---------


J'aimerai bien continuer sur ce ton plus longtemps, mais c'est trop difficile, désolé. Je suis totalement atterré, anéanti par la bêtise ambiante, qui semble s'ériger en dogme. C'est pas nouveau, mais cela prend des proportions inquiétantes. Pour rétablir un semblant de vérité, aucune, je dis bien aucune étude n'a montré de lien entre vaccination contre l'hépatite B et sclérose en plaque, par exemple. Le gouvernement a d'ailleurs été bien mal avisé de ne plus rendre obligatoire cette vaccination, accréditant l'idée, dans l'opinion, que celle-ci était dangereuse. Nous vivons dans un monde où la science n'a jamais été aussi présente dans la vie de tous les jours. Malgré tout, les connaissances scientifiques de la population sont extrêmement faibles. Je me souviens avec émoi d'un sondage paru il y a quelques années dans « Sciences et vie ». Plus de la moitié de la population française, je n'ai plus le chiffre exact en tête, croyait que le soleil tournait autour de la Terre... Dès le CP on m'a appris que c'était le contraire...

Je n'ose pas imaginer les connaissances de mes concitoyens en microbiologie et immunologie, mais ça ne doit pas voler beaucoup plus haut. Ce n'est qu'une hypothèse, mais elles doivent être catastrophiques, lorsque je constate, dans mon entourage, le nombre de personnes qui croient encore que sortir découvert en hiver donne le rhume... une des plus belles idées reçues de l'histoire. Certes, cela n'a pas valeur de preuve, mais je n'ai pas les moyens de commander un sondage...

Je n'y connais rien en architecture, par exemple, je me garderai bien de donner un avis technique à ce sujet (je laisse Harmonie faire...)..

Tout ça pour quoi ? Pour râler encore une fois sur les « veaux » ? Et bien oui, voyez-vous ! Je râle, je peste contre la connerie ambiante. Elle m'exaspère, car elle n'est due qu'à une lacune de l'éducation, de connaissances, pas à une sorte d'incompétence à comprendre.

L' « opinion publique » ne semble même pas capable d'appréhender le monde sensible qui l'entoure. La petite phrase d'Arthur C. Clarke « Toute technologie suffisamment avancée est indiscernable de la magie » semble avoir de l'avenir... J'ai bel et bien la sensation que la plupart des gens vivent dans un monde « magique », qu'ils ne comprennent pas. On parle pourtant de désenchantement du monde...


Pour lutter contre notre mode de vie consumériste, matérialiste, j'ai la prétention d'affirmer qu'il vaut peut-être mieux commencer par comprendre notre monde sensible, grâce aux sciences, entre autre, avant de se pencher sur l'intelligible. Ce n'est que mon avis, si vous pouviez partager le votre, ça serait sympa !

Par Etarcos - Publié dans : Ironie
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Mercredi 23 septembre 2009

Un petit coup coup de gueule tardif...

Je ne sais si, comme moi, vous avez remarqué le "revival" de cette expression dans moult réactions sur les sites d'actualité ou autres forums.

C'est devenu l'insulte à la mode, et je dois bien avouer mon incompréhension... Les gens de gauche l'utilise contre les gens de droite, et inversement, surtout inversement, d'ailleurs.

Hum... ça veut dire quoi ? Bien – penser... mais c'est mon rêve ! Il vaut mieux mal – penser ? Penser de travers ? Penser en biais ? Faire du sophisme à la pelle ?

Non, réellement, il faut m'expliquer...


Le contexte dans lequel est employé cette expression, me semble indiquer, la plupart du temps, que l'on reproche aux "bien-pensants" leur humanisme, leur critique des théories du complot (que j'abhorre, vous le savez... et je ne vais pas en parler, ça me met en rogne rien que d'y penser...), ou tout simplement, une certaine sensibilité sur les questions sociales...


D'où mon incompréhension totale... en quoi est-ce mal de bien – penser ? Je m'efforce de bien – penser, ça n'est pas facile... on n'est jamais à l'abri d'une faute de raisonnement, d'une erreur de logique, ou, plus dur, d'un certain manque d'empathie...


Bref, j'entrave vraiment pas... donc, si vous voulez me faire plaisir :


traitez-moi de bien-pensant !


Cela me motivera dans mes efforts... C'est que c'est pas tout les jours facile, ma bonne dame,mon bon monsieur, de s'astreindre à une certaine rigueur dans la réflexion...

 

 

-------

 

Je précise, à toute fin utile, que je connais l'histoire de cette expression, mais que je ne peux m'empêcher de la trouver stupide. Il y en a d'autres, dans la même veine, que l'on nous ressort, à tord et à travers, sans  plus savoir exactement ce que cela désigne, étant employées d'un côté et de l'autre de l'échiquier politique, sur des sujets totalement différents voir opposés : politiquement correct, pensée unique pour les plus fameux...

Sérieusement, je craque... c'est réellement le paradis de l'approximation, de la rhétorique (du moins de la vision platonicienne de celle-ci), du sophisme. Par une sorte de voyeurisme malsain, je ne peux m'empêcher de lire malgré tout. C'est mon "Loft story" à moi les commentaires du Figaro, pour ne pas citer mes sources (mais c'est pas plus reluissant chez Libé...). Quelques commentaires interressants, même si je ne suis pas d'accord, se baladent de temps en temps (c'est pour cela que je fréquente ce site à la base, une contradiction construite...), tout paumés dans un amas gluant de purin vindicatif, bête et méchant. J'adore l'humour bête et méchant, mais là... c'est du "sérieux".

Par Etarcos - Publié dans : Coups de gueule
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Dimanche 30 août 2009
après une soirée très et trop alcoolisée : la honte intégrale, mais il faut que je l'assume :


Tiraillé entre l'envie, la jalousie, j'ose, à peine, le dire, la concupiscence, il est tumultueux d'écrire, non ?

Envie, désir, luxure, dans mon esprit, et à cette heure, se mélangent. Cachés, inavoués et inavouables, ces sentiments se mêlent. Es-tu, toi aussi, de cette espèce qui joue, masque, camoufle ses désirs, pour mieux les assouvir ?

Tu ne vaux pas mieux ? Tu craches, tu vitupères sur la démocratie. Dans ta grande sagesse, ta pensée mérite mieux que celle de l'autre ? La pas pareille, la différente, la légère, la superficielle, la « dans-l'air-du-temps »... Admire-toi.... tu vaux réellement mieux ?

Tu refoules, tu rejettes, tu honnis cette insouciance.

Tu l'attends, tu la désires, tu la convoites.

 

Passionnée, jolie, tu craches. Tu es bileux, amer, haineux ?

Tu te veux parangon de force, sagesse et beauté ? Tu n'es que Calliclès.

Tu crois comprendre la maïeutique ? Tu ne sais écouter.

 

Admire, observe, contemple dans le miroir ta psyché. Tu n'y vois, in fine, que ton ego, ta jalousie, ton envie et ta haine. Tu penses, avec l'âge, avoir changé. Tu présumes, ayant consenti quelques efforts, avoir fait ton chemin. Il n'en n'est rien. Du tout. Le chemin, tu ne t'y es qu'à peine engagé.

Au mieux.

 




Que du bonheur quoi, je vais me coucher. A plus :-)

P.S. : Une bonne bouteille à qui décrira le mieux la situation précédant cet épanchement pathétique.

Des fois, je m'aime vraiment pas :-p
Par Etarcos - Publié dans : Machins que j'écris
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Samedi 1 août 2009

Si quelqu'un passe ici par hasard, sachez que je suis au chômage depuis la fin du mois de juin. Sachez, de même, que j'ai vécu ma plus belle expérience professionnelle dans cette médiathèque.
Et comment ! Des collègues ouverts, intelligents, tolérants... le rêve, en fait. La redondance ouvert/tolérant n'est point fortuite... cette qualité manque tellement... bref.

 

Que puis-je raconter de beau ? La 41ème de Mozart, le concerto du couronnement ? Ma foi pas mal, du tout, mais un chouilla déçu tout de même. Pas évident d'expliquer pour quelles raisons, peut-être l'emplacement, maybe l'interprétation elle-même... toujours est-il que je n'ai pas vibré autant que je l'aurai cru. Ok, le troisième mouvement de la 41ème est extraordinaire, j'ai adoré... je ne suis pas ressorti totalement emballé malgré tout.

 

Ensuite, mais là moins de surprise; le Tristan et Iseult. J'exècre Wagner. Le rouleau-compresseur wagnérien, du moins, ne me touche pas. J'y allais en me disant qu'en « vrai », ça serait surement mieux qu'en disque, que peut-être ça me marquerait... Il n'en à rien été. Nonobstant une superbe mise en scène, une distribution impeccable (Quelle Iseult ! Quelle voix ! Quel souffle ! Superbe !) je me suis emmerdé. Et oui... Quatre plombes et demi de Wagner, je ne peux pas... Déjà, rien que l'ouverture... Eurk. J'aurais donné beaucoup pour assister à un opéra de Mozart, de Vivaldi, de Rossini ou d'Offenbach... J'adore Offenbach, ça n'est pas la « Rolls » de l'opéra, mais ça a le mérite de me faire rire. Plus de quatre heures de guimauve Wagnérienne, c'est indigeste. J'apprécie pourtant de plus en plus la « guimauve » romantique, mais Wagner, non.

 

Berlioz... de la « guimauve » à mon goût ! Son requiem, sa symphonie fantastique, Roméo et Juliette, Harold en Italie.... Wagner... le leitmotiv me fatigue. Dommage pour moi, je passe certainement à coté de quelque chose... Heureusement, j'étais bien accompagné ce soir là :-)

 

A part ça... rien. Enfin pas grand chose... Je passe le concours au mois de septembre, j'offre le champagne si je l'ai.

 

Et pour ceux que ça intéresse, je n'ai toujours pas envoyé ma lettre... Un jour... Pas l'envie qui manque, la trouille qui rôde...

 

Par Etarcos - Publié dans : Divers
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Jeudi 16 avril 2009
... je risque combien ?

Blague à part, mon contrat est prolongé jusqu'à fin juin, je suis très heureux... mais j'ai, du coup, toujours aussi peu de temps à consacrer à ce blog, et aux vôtres. Entre le taf, la lecture et les sorties, je lis le strict minimum sur internet...
Je ne vous oublie pas totalement, j'essayerai de faire quelques articles sympas : sur la 41ème symphonie de Mozart (et son concerto du couronnement, le 4 mai à Nantes) ainsi que sur Tristan et Isold, le 29 mai à Nantes itou. J'aime pas trop Wagner, je crains un peu ces quatre heures et quelque, mais j'espère que l'expérience du "live" me permettra d'apprécier.

Voilou, à bientôt :-)
Par Etarcos - Publié dans : Ce blog
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Mercredi 25 février 2009
Tout d'abord, je suis vraiment désolé, mais j'ai peu de temps à consacrer à la blogosphère en ce moment. J'essaie de vous visiter le plus possible, mais bon... Je ne travaillerai plus à la médiathèque à la fin mars, j'aurai plus de temps à vous consacrer...

J'en viens à mes moutons. Alors que je fouinais sur le très bon blog d'Arianna, je suis tombé, sans me faire mal, sur cet article.  Bourré d'ironie, j'adore et vous en recommande la lecture. Un commentaire m'a fait "tiquer", vous allez comprendre pourquoi :

"

Bonjour Ariana,

Bien que je n'ai pas saisi tous les points de votre riche article, je suis comme toujours en grande partie d'accord avec votre bouffée délirante. Je m'étais déjà fait la réflexion sur l'influence maconnique dans les opéras de Mozart (a part la flute enchantee dont la description des rites maconniques est connue de tous) mais aussi pour celles de certains de ses amis tel que Haydn et d'autres posterieurs. Je n'ai pas encore pu lire tout votre site mais je ne crois pas que vous en ayez encore fait echo. Je ne connais pas jusqu'ou vous avez poussé votre cheminement intellectuel mais l'appartenance à ce "groupe de pensée" est toujours selon moi un signe de décadence moral et contre l'identité culturelle de chaque peuple sur Terre ; surtout qu'ils perpétuent leur influence amorale aujourd'hui.

En revanche je ne connaissais pas votre côté manichéenne sur la fin de votre article (ah oui c'était une bouffée délirante !) A mon humble avis, tout n'est pas à jeter quand même dans la période romantique au XIXeme (schubert, wagner ...) même si vous avez raison sur le fait que l'instrumental en comité restreint est un vrai bonheur. (vive les quatuors !)

Je ne semble malheureusement pas connaître les acquis de 813 et 1428 ... quels sont-ils ?

Je vous remercie enfin de l'excellence de vos réflexions qui me permettent d'en apprendre toujours autant a votre contact !

Nevlin

 

"

 

Après un très court échange, j'ai proposé à Nevlin d'en discuter plutôt sur ces colonnes, le blog d'Arianna n'étant, je pense, pas vraiment là pour ça. J'ai donc fait cet article pour que Nevlin puisse exposer ses "nombreuses lectures" ainsi que son argumentaire.

 

Pas de musique pour accompagner, cette fois, quoique j'aurai pu insérer une version de l'ode funèbre maçonnique qui se nomme "Meistermusik", qui est catalogué K 477 également, mais qui présente la particularité d'être chanté ! C'est, semble-t-il, la version originale de l'ode funèbre, qui aurait servi pour la cérémonie d'élévation à la maîtrise de Carl von König. J'en avais entendu parler, mais je savais pas que cela avait été enregistré. Et bien, si, on l'a à la médiathèque ! J'adore ce boulot, j'espère avoir le concours en octobre et y rester, mais cela est une autre histoire...

 

(Je ne peux vraiment pas m'empêcher de parler de musique, c'est fou !)

Par Etarcos - Publié dans : Divers
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Jeudi 12 février 2009

Eddie Cochran, Jerry Lee Lewis... Sortez de ma tête, j'ai envie de parler de « Hydrogen Jukebox » de Philip Glass, comme promis. Pas facile d'en parler en écoutant les sus-nommés au moment où j'écris ces lignes ; sûr, mais j'ai envie de relever le défi :-p

Commençons par le commencement, toujours pratique comme attitude : cet opéra « de chambre » de Glass, inédit en France, titille notre curiosité. On l'achète (le « on » étant la médiathèque). Je l'écoute :

Une fois : surpris.

Deux fois : étonné.

Trois fois : conquis.


Là, c'était la version abrégée. La version longue arrive :

Première fois : surpris.

Deuxième fois : « La vache, c'est ça de l'opéra « moderne » ?! »

Troisième fois: « Nom de diou, c'est vraiment pas mal, je me suis fais avoir aux premières écoutes, je le prend avec un peu de recul, et en fait, ça me plait ! ».


Peu d'amélioration, hein ? Mais mon histoire d'amour avec cet opéra s'est déroulé de cette façon...


Pour être plus clair, voici ce qui m'a emballé dans cet opéra :

  • l'instrumentation est réduite à sa plus simple expression, ou presque : 3 syntés, batterie, percussions et un chouilla de saxo. Musique minimaliste oblige, même si Glass réfute cet adjectif, ça tourne un peu en rond, ça va et ça reviens, mais c'est génial. Je ne donne peu être pas envie de l'écouter en disant ça, mais c'est en gros le principe d'une variation : le thème revient souvent (en boucle) mais légèrement modifié. Je suis surpris : ça marche. Même pour un opéra... Avec un piano seul, j'adorais Glass(merci Antiochus de me l'avoir fait découvrir), et j'adore aussi dans ce style un peu plus « électro ».

  • le chant est lyrique, certes, mais sans les ornementations de l'opéra seria. C'est simple, ça tombe du ciel : j'adore. Vous m'excuserez la comparaison, mais l'ode funèbre maçonnique de Mozart me fait, dans l'idée, le même effet : simple, ça tombe du ciel. J'adore cet effet.... N'étant pas musicologue, je ne saurai l'expliquer, ça m'embête, moi qui aime tant décortiquer et comprendre. Là je n'y arrive pas, tant mieux, la magie fonctionne peut-être ainsi, la compréhension entravant peut-être la perception...

Donc, excité comme un pou, je vais voir la création française de cet opéra. Hum... Mon bel et bon enthousiasme est tombé d'un cran... voir deux... ou trois.


J'ai retenu la leçon, je ne citerai aucun nom...


Je vais être concis :

  • mise en scène : NULLE ! J'ai du mal à comprendre à quoi rime le premier quart d'heure où il ne se passe rien, où j'ai regardé les chanteurs se promener sur la scène, dans une chorégraphie pathétique voulant imiter « l'avant-garde » des années 60, une bonne quarantaine de révolutions terrestre autour du soleil (un peu lourd comme périphrase, non ?) de retard. Très chiant, et pas vraiment enthousiasmant pour la suite.

  • chant : je ne vais citer aucun nom, google oblige (ceux qui auront vu ma précédente « critique » comprendront), pas au top. La soprano australienne est bien, la (fort) jolie brune beaucoup moins. Les passages avec chœur (pas vraiment chœur, plutôt tutti, avec six ou sept chanteurs, tous solistes par ailleurs) très limite... Gros manque d'enthousiasme, à mon avis.

  • la partie instrumentale était très bien par contre.


Je vais porter un bémol à ma critique en rapportant les propos d'une personne au premier rang (j'étais au fond :-( j'ai pris mon billet trop tard) : le chant, et en particulier les chœurs ont semblé plus convainquant dans les premiers rangs. Possible, la musique (syntés oblige, ils étaient amplifiés) m'ayant semblé en déséquilibre avec le chant.


Au final, vous l'aurez compris, j'ai été déçu (l'aurai-je été moins au premier rang ?).


Je prend toujours autant de plaisir à écouter le disque par contre. Dommage...


Je crois que ce type d'opéra ne prête pas à une mise en scène « sophistiquée ». Les chanteurs, le chef d'orchestre et l'orchestre suffisant amplement, à mon avis. Les textes, de Ginsberg se suffisent à eux-même, (ça fairs beaucoup de verbe suffire, non ? Cela suffit !) ce n'est pas vraiment un opéra : pas de personnages, pas d'histoire. Il devrait être interprété comme un récital, il me semble.


Vous m'excuserez le style approximatif et l'orthographe certainement douteuse, et incertainement sûre, si ce n'est chaotique, j'ai bu quelque peu ce soir, je ne dois pas être très clair, tout du moins certainement pas clair :-p


En écoute : deux parties de cet opéra et un morceau de Jerry Lee Lewis, qui m'a aidé à « rédiger » ce post :

 

"Great Balls of Fire" : Jerry Lee Lewis qui déménage (la chanson est mal nommée dans deezer, mais c'est bien Great Balls of Fire) : où le piano fait des miracles dans le rock'n'roll :

 

 




"Hydrogen Jukebox" : deux parties très bien :





Voilou ! A la prochaine, ça sera peut-être plus intéressant (formatage à la noix, je ne peux plus écrire sur toute la ligne... bonne nuit, j'assume...)

 

Par Etarcos - Publié dans : Musiques - Communauté : Musique Classique - Opéra
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