"La désobéissance civile" de Henry David Thoreau

Publié le par Etarcos

Je ne vais pas vous faire la biographie de H.D. Thoreau (1817-1862), mais sachez que cet essayiste américain a inspiré des gens tels Martin Luther King, Gandhi ou Léon Tolstoï. "La désobéissance civile" a été publiée en 1849. Thoreau s'y élève contre la toute-puissance des gouvernements.
Le titre de cet essai est suffisamment parlant, je pense, et comme je ne suis pas très doué pour résumer, je vais juste vous proposer des citations de cet essai.

"Le meilleur gouvernement est celui qui gouverne le moins." (Cela ouvre malheureusement la porte, aujourd'hui, aux libéraux et "libertariens")

"Le citoyen doit-il un seul instant, dans quelque mesure que ce soit, abandonner sa conscience au législateur ?"

"La seule obligation que j'ai le droit d'adopter, c'est d'agir à tout moment selon ce qui me paraît juste."

"La masse des hommes sert l'Etat de la sorte, pas en tant qu'hommes, mais comme des machines, avec leurs corps. Ils forment l'armée de métier, ainsi que la milice, les geôlier, policiers, posse comitatus, etc. Dans la plupart des cas, il n'existe aucun libre exercice du jugement ou du sens moral ; mais ils se mettent au niveau du bois, de la terre et des pierres ; et l'on pourrait réaliser des hommes de bois qui rempliraient aussi bien cette fonction. Ils ne méritent pas plus de respect que des épouvantails ou un étron. Ils ont la même valeur que des chevaux ou des chiens. Pourtant, ce sont de tels êtres qu'on juge communément de bons citoyens. D'autres - comme la plupart des législateurs, politiciens, juristes, ministres ou fonctionnaires - servent l'Etat surtout avec leur tête ; et, comme ils font rarement la moindre distinction morale, ils risquent tout autant de servir le Diable, sans en avoir l'intention, que Dieu. Un tout petit nombre - héros, patriotes, martyrs, réformateurs au sens fort, des hommes enfin, servent l'Etat avec leur conscience aussi et lui résiste nécessairement pour l'essentiel ; et il les traite souvent en ennemi. L'homme sage n'est utile qu'en tant qu'il reste un homme et refusera d'être de la "glaise" ou de "jouer les bouche-trous", et laissera cette mission à la poussière :
"Je suis trop bien né pour être possédé,
Pour être un subalterne aux ordres,
Un serviteur ou instrument utile
De n'importe quel Etat souverain autour du monde."

"Des milliers de gens sont opposés en opinion à l'esclavage et à la guerre, mais ils ne font rien, en effet, pour y mettre un terme ; ils s'estiment enfants de Washington et de Franklin, et s'asseyent les mains dans les poches en déclarant qu'ils ignorent quoi faire et ne font rien [...]"

Je ne suis pas en accord avec tout ce qui précède, mais ça permet de lancer la "machine" pour réfléchir un peu...

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Publié dans Lectures

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T
gnarf, bâfr, manj... Hmmm...c'est bon...<br /> <br /> ....quelles facultés ? je remets rien en cause, moi ! je regarde, c'est tout.<br /> <br /> Non, à l'origine, je faisais remarquer, juste, c'est tout, en passant, sans besoin de s'attarder : est-ce qu'il n'y aurait pas un peu trop de mépris envers les "braves gens" dans tel commentaire ? Est-ce que ce n'est pas un peu en contradiction avec de grandes déclarations sur la "fraternité" et l'humanité ?<br /> Je demande, c'est tout. Il y a 2 faits, je me demande s'il y a une contradiction, on peut tout à fait me répondre "mais non, au contraire, voilà l'explication, que tu n'avais pas comprise !".<br /> <br /> Vous comprendrez que si d'emblée on change de sujet ou qu'on s'en va en disant "heu, retourne chez toi, méchant troll" (alors que, encore une fois, Moumine n'est pas méchant du tout !) (et son ami le Renaclerican vous semblerait certainement un merveilleux exemple de désobéissance civile, vu qu'il fume la pipe dans les lieux publics et qu'il fait des feux de joie avec les pancartes "interdit de courir sur la pelouse" et "interdit de se moucher avec les fleurs" ou que sais-je encore. Vous voyez que je reste dans le sujet).<br /> <br /> C'est juste que chercher un modèle de bonheur de l'humanité au mépris de ses semblables, ça me semble un peu mal compromis dès le départ, puisque du coup mais l'humanité quelle est-elle, dont on s'échine à souhaiter le bonheur, si ce n'est pas celle justement qu'on croise et qu'on cotoie au LidL, au macDo, au ciné, dans le bus, chez Ikea ou à la soirée-Johnny chez René ?
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E
...
T
C'est une vraie manie de toujours remettre en cause les facultés de ses interlocuteurs.
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E
Don't feed the troll please :-p
T
C'est bien plus amusant de souffler sur les braises et s'en mettre sur la tronche.<br /> heu... ça dépend. pourquoi pas ?<br /> Mais pour autant, cela ne fait de toute façon pas très sérieux, de ne prendre un air artificiellement lassé devant l'outrance, qu'à partir du moment où elle est dirigée contre soi.<br /> (vous connaissez, le mot, "outrance" ?)
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E
...
V
Cet auteur est aussi celui qui a inspiré le film "Le Cercle des Poètes Disparus".<br /> <br /> Très beau blog, que j'ai découvert grâce à Fred, Le Jongleur de Mots.<br /> Je reviendrai souvent le visiter ! Très bonne continuation !
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E
Merci Valou. Je vais également prendre le temps de consulter ton blog, il me semble très intéressant :-)
A
Si, moi je souhaite répondre à ce type de commentaire... Enjoy :)<br /> Etre ou ne pas être, telle est la question de l'anachorète hypocondriaque. Mais tu dis que le bonheur est irréductible et je dis que ton espoir n'est pas si désespéré, à condition d'analyser que l'absolu ne doit pas être annihilé... et vice et versa ! Il faut que tu arrives à laminer tes rancœurs dialectiques. Mais comme moi dis toi qu'il est tellement mieux d'éradiquer les tentacules de la déréliction, et tout deviendra clair! :)
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E
Très clair oui :-D