L'homéopathie : charlatanisme légal
Desproges le disait si bien "Bonjour ma colère, salut ma hargne, et mon courroux... coucou." Je m'excuse par avance du ton venimeux que pourrait prendre cet article. C'est pour moi un sujet sensible. Je le répète à tord et à travers : gardons nous du dogmatisme, même scientifique. Je vais peut-être paraître aller contre ma propre pensée. A mon sens il n'en est rien : je crois en la réalité de notre univers. Quand une pomme se détache de l'arbre, elle tombe sur la tête de monsieur Newton, elle ne s'élève pas vers Hélios ou Séléné. Ce fait décrit la réalité. Ce n'est pas une vérité, mais la réalité, dans toute son objectivité. C'est normalement le but des sciences dites "dures" : décrire la réalité. Notre univers est décrit par des règles, des lois, qui, jusqu'à preuve du contraire, s'appliquent de façon identique dans l'ensemble de celui-ci. C'est d'ailleurs le fondement de ma spiritualité : je crois en un principe créateur unique. Je ne l'appele pas Dieu, je ne le personnifie pas, ni ne le vénère. Je crois en son existence. Ceci n'est que ma vérité. Le "graal" des physiciens, aujourd'hui, est de trouver la loi primordiale régissant l'univers (plus exactement de réconcilier le monde macroscopique -la relativité générale- et le monde microscopique -la mécanique quantique). Quand la métaphysique et la science se rejoignent...
Après cette digression, pas si hors propos que cela, je vais entrer dans le vif du sujet : l'homéopathie. Cette "thérapeutique" a été inventée à la fin du XVIIIème siècle par monsieur Hahnemann. Elle est basée sur le principe de "similitude", à savoir que si un composant quelconque (issu du monde animal, végétal ou minéral) a un effet néfaste sur l'organisme à forte dose, cet effet sera contré par le même composant à dose infinitésimal. Premier point : ce principe de "similitude", s'il est flatteur pour le béotien, ne repose sur aucune base scientifique. La méthode empirique n'a jamais démontré son existence. Je vous entends déja vous élever : "Tu vois, tu es dogmatique ! Apporte-nous des preuves de son inexistence !". Je vous réponds : "Sophisme ! Il est par nature impossible de démontrer l'inexistence de quoi que ce soit ! C'est aux auteurs de cette fable de démontrer sa réalité !". Premier écueil, donc, pour l'homéopathie.
Etant sympa, on va faire comme si.... Reste peut-être le plus gros problème : les doses infinitésimales. Selon la théorie homéopathique, plus c'est dilué, mieux ça marche ! Bon... pourquoi pas. Diluons. La centésimale hahnemannienne (CH) définie le niveau de dilution. Il est égal à 102n (ou n est égal au nombre de dilutions, soit pour une dilution 9 CH, une dilution à 1018 soit au 1/1 000 000 000 000 000 000ème). C'est pas gros vous me direz... Normal, c'est infinitésimal... Statistiquement, après un tel traitement, il ne reste pas une seule molécule du composant initial dans le tube de granulés. Un médicament sans principe actif...
Etant vraiment très sympa, on va faire comme si... Les défenseurs de l'homéopathie reconnaissent, pour certains, que le granulé ne contient plus de "principe actif". Et, ils nous expliquent avec un grand sourire que, si le granulé ne garde aucune trace du composant initial, l'eau ayant permis la dilution a conservé la mémoire de celui-ci ! Ils nous sortent la théorie fumeuse de monsieur Benveniste, qui, en 1988, a abusé des grandes revues scientifiques avec son travail sur "la mémoire de l'eau". Théorie qui consiste à dire que l'eau, pauvre petite molécule de trois atomes, garde une sorte de souvenir des composants avec lesquels elle a été en contact. Ce grand n'importe quoi a vite été remis en cause, et il est prouvé, désormais, que les résultats de ces expériences étaient truqués.
Etant vraiment très, mais alors très sympa, on va faire comme si... L'eau a une mémoire donc. C'est pourquoi, sans le savoir, nous nous soignons tous à l'homéopathie. Vous imaginez sans peine qu'après avois traversé moult corps, égouts, lacs et j'en passe, l'eau que nous buvons a mémorisé un beau paquet de composants. C'est la panacée ! Ne cherchez plus : l'eau guérira tous vos maux ! Nous ne sommes jamais malade ! Pas possible, nous sommes tous sous homéopathie, sans le savoir.
Je terminerai en citant le bon docteur Hahnemann :
« En général, il est incroyable combien ce médicament, de même que tout autre, perd de sa force lorsqu'on le fait prendre sur du sucre, par exemple, ou qu'après l'avoir instillé dans une liqueur, on ne remue pas celle-ci. Mais il ne faut pas non plus, après avoir remué la dose, la laisser plusieurs heures sans l'administrer : le véhicule, ainsi tranquille, subit toujours quelque peu de décomposition, ce qui affaiblit ou même détruit les médicaments végétaux mêlés avec lui. »
Les laboratoires ne préparant pas extemporanément leurs granules de perlimpinpin, et de plus avec du sucre... je vous laisse finir cette phrase. En plus de ça, ils se font des gonades en or avec leur merde...
Après cette digression, pas si hors propos que cela, je vais entrer dans le vif du sujet : l'homéopathie. Cette "thérapeutique" a été inventée à la fin du XVIIIème siècle par monsieur Hahnemann. Elle est basée sur le principe de "similitude", à savoir que si un composant quelconque (issu du monde animal, végétal ou minéral) a un effet néfaste sur l'organisme à forte dose, cet effet sera contré par le même composant à dose infinitésimal. Premier point : ce principe de "similitude", s'il est flatteur pour le béotien, ne repose sur aucune base scientifique. La méthode empirique n'a jamais démontré son existence. Je vous entends déja vous élever : "Tu vois, tu es dogmatique ! Apporte-nous des preuves de son inexistence !". Je vous réponds : "Sophisme ! Il est par nature impossible de démontrer l'inexistence de quoi que ce soit ! C'est aux auteurs de cette fable de démontrer sa réalité !". Premier écueil, donc, pour l'homéopathie.
Etant sympa, on va faire comme si.... Reste peut-être le plus gros problème : les doses infinitésimales. Selon la théorie homéopathique, plus c'est dilué, mieux ça marche ! Bon... pourquoi pas. Diluons. La centésimale hahnemannienne (CH) définie le niveau de dilution. Il est égal à 102n (ou n est égal au nombre de dilutions, soit pour une dilution 9 CH, une dilution à 1018 soit au 1/1 000 000 000 000 000 000ème). C'est pas gros vous me direz... Normal, c'est infinitésimal... Statistiquement, après un tel traitement, il ne reste pas une seule molécule du composant initial dans le tube de granulés. Un médicament sans principe actif...
Etant vraiment très sympa, on va faire comme si... Les défenseurs de l'homéopathie reconnaissent, pour certains, que le granulé ne contient plus de "principe actif". Et, ils nous expliquent avec un grand sourire que, si le granulé ne garde aucune trace du composant initial, l'eau ayant permis la dilution a conservé la mémoire de celui-ci ! Ils nous sortent la théorie fumeuse de monsieur Benveniste, qui, en 1988, a abusé des grandes revues scientifiques avec son travail sur "la mémoire de l'eau". Théorie qui consiste à dire que l'eau, pauvre petite molécule de trois atomes, garde une sorte de souvenir des composants avec lesquels elle a été en contact. Ce grand n'importe quoi a vite été remis en cause, et il est prouvé, désormais, que les résultats de ces expériences étaient truqués.
Etant vraiment très, mais alors très sympa, on va faire comme si... L'eau a une mémoire donc. C'est pourquoi, sans le savoir, nous nous soignons tous à l'homéopathie. Vous imaginez sans peine qu'après avois traversé moult corps, égouts, lacs et j'en passe, l'eau que nous buvons a mémorisé un beau paquet de composants. C'est la panacée ! Ne cherchez plus : l'eau guérira tous vos maux ! Nous ne sommes jamais malade ! Pas possible, nous sommes tous sous homéopathie, sans le savoir.
Je terminerai en citant le bon docteur Hahnemann :
« En général, il est incroyable combien ce médicament, de même que tout autre, perd de sa force lorsqu'on le fait prendre sur du sucre, par exemple, ou qu'après l'avoir instillé dans une liqueur, on ne remue pas celle-ci. Mais il ne faut pas non plus, après avoir remué la dose, la laisser plusieurs heures sans l'administrer : le véhicule, ainsi tranquille, subit toujours quelque peu de décomposition, ce qui affaiblit ou même détruit les médicaments végétaux mêlés avec lui. »
Les laboratoires ne préparant pas extemporanément leurs granules de perlimpinpin, et de plus avec du sucre... je vous laisse finir cette phrase. En plus de ça, ils se font des gonades en or avec leur merde...
Publicité