Amadeus de Milos Forman
Je préviens de suite : ma culture cinématographique est proche du néant absolu. Pour prouver mon propos, moquez-vous de bon coeur, le top du cinéma, à mon avis, c'est Star Wars. Vous avez bien ri ? Passons à Amadeus.
J'aurais presque pu placer cet article dans la catégorie "Coups de Gueule". Problème s'il en est, c'est aussi un semi coup de coeur. Il n'y a pas de problème, seulement des solutions : ici la création d'une catégorie "Cinéma".
Je m'égare.
Pourquoi coup de gueule ? Tout bonnement parce que faisant fi des nombreux témoignages sur l'illustre compositeur, le réalisateur nous présente Mozart comme une sorte de pré-punk aux perruques rose bonbon, riant comme un idiot, et affublé d'une spiritualité d'escargot. Ho, certes, c'est un génie, totalement timbré, mais génie. Grosse machine Hollywoodienne oblige, et pour accrocher le spectateur-consommateur, Salieri, pauvre homme, est présenté comme un immonde salaud. Sans méchant dans un film, mon bon monsieur, ça fait moins d'entrées. Il n'est fait aucune mention du parcours initiatique de Mozart, alors même que dans ses dernières années, il a énormément contribué à inspirer sa musique.
Pourquoi semi coup de coeur ? La musique du film est vraiment de Mozart... c'est un bon point. Au niveau d'abération historique de ce film, montrer le Boléro de Ravel comme étant de Mozart ne m'aurait qu'à peine surpris. La scène d'ouverture, sous fond de 25ème symphonie (K. 183, premier mouvement, écrite par Mozart à 17 ans !), est magnifique, même si fausse. La fin de Mozart est relativement proche de la réalité, (elle est très émouvante, j'ai pleuré). selon les mémoires de Constance, même si Salieri n'a rien à voir dans la composition du Requiem. Il est désormais établi que c'est Franz Xaver Süssmayr, un élève de Mozart, qui l'a achevé, en suivant les dernières indications du maître. Enfin, Mozart n'a pas été jeté dans une fosse commune !
En conclusion, beau film (belle musique) totalement gâché par un scénario Hollywoodien, par le désir de faire passer Mozart, authentique génie, pour un couillon. Afin de conforter l'image d'Epinal selon laquelle les génies sont forcément un peu tordu ? Dommage.
Pour info sur la vie de Mozart, je mets en lien ce très bon site : http://www.wa-mozart.net/
Je vous parlerais peut-être aussi de mes lectures en rapport avec lui.
J'aurais presque pu placer cet article dans la catégorie "Coups de Gueule". Problème s'il en est, c'est aussi un semi coup de coeur. Il n'y a pas de problème, seulement des solutions : ici la création d'une catégorie "Cinéma".
Je m'égare.
Pourquoi coup de gueule ? Tout bonnement parce que faisant fi des nombreux témoignages sur l'illustre compositeur, le réalisateur nous présente Mozart comme une sorte de pré-punk aux perruques rose bonbon, riant comme un idiot, et affublé d'une spiritualité d'escargot. Ho, certes, c'est un génie, totalement timbré, mais génie. Grosse machine Hollywoodienne oblige, et pour accrocher le spectateur-consommateur, Salieri, pauvre homme, est présenté comme un immonde salaud. Sans méchant dans un film, mon bon monsieur, ça fait moins d'entrées. Il n'est fait aucune mention du parcours initiatique de Mozart, alors même que dans ses dernières années, il a énormément contribué à inspirer sa musique.
Pourquoi semi coup de coeur ? La musique du film est vraiment de Mozart... c'est un bon point. Au niveau d'abération historique de ce film, montrer le Boléro de Ravel comme étant de Mozart ne m'aurait qu'à peine surpris. La scène d'ouverture, sous fond de 25ème symphonie (K. 183, premier mouvement, écrite par Mozart à 17 ans !), est magnifique, même si fausse. La fin de Mozart est relativement proche de la réalité, (elle est très émouvante, j'ai pleuré). selon les mémoires de Constance, même si Salieri n'a rien à voir dans la composition du Requiem. Il est désormais établi que c'est Franz Xaver Süssmayr, un élève de Mozart, qui l'a achevé, en suivant les dernières indications du maître. Enfin, Mozart n'a pas été jeté dans une fosse commune !
En conclusion, beau film (belle musique) totalement gâché par un scénario Hollywoodien, par le désir de faire passer Mozart, authentique génie, pour un couillon. Afin de conforter l'image d'Epinal selon laquelle les génies sont forcément un peu tordu ? Dommage.
Pour info sur la vie de Mozart, je mets en lien ce très bon site : http://www.wa-mozart.net/
Je vous parlerais peut-être aussi de mes lectures en rapport avec lui.
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