Citation de T. Pratchett sur la mort

Publié le par Etarcos

Je vais arrêter un peu de vous bassiner avec Pratchett, mais comme j'ai relu quelques-uns de ses romans ces dernières semaines, je ne pouvais m'empêcher de vous faire partager... Là je relis "Histoire de la Commune de 1871" de Lissagaray... Je ferai peut-être un article sur ce livre qui conte magnifiquement une de mes périodes historiques favorites.

"Dans (ce) village [...] on croit qu'un individu n'est jamais définitivement mort tant que les ondes de ses actes n'ont pas disparu de la surface du monde - tant que l'horloge qu'il a remontée n'arrive pas en bout de ressort, tant que le vin qu'il a mis en fût n'a pas fini de fermenter, tant que les champs qu'il a ensemencés n'ont pas été moissonnés. La durée de vie d'un homme, dit-on là-bas, n'est que le trognon de son existence réelle."

J'aime beaucoup cette idée d'immortalité par les actes, et par le souvenir que nous laissons à nos proches. Mozart est-il réellement mort, alors que sa musique résonne toujours ?

Publié dans Citations

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C
On se rappellera également les deux vérités de la mort de Bossuet (cité chez moi le 16/02). On est pile dedans. "et infiniment estimable, en tant qu’il passe à l’éternité".Bonne nuit !
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E
Oui, tout à fait, j'avais lu avec intérêt ton post :-)
C
Personne n'a commenté ta citation, mais je la trouve très juste, plus que juste d'ailleurs : l'homme vit bien plus à travers les œuvres qu'il accomplit, sa contribution au monde, que par ce qu'il est au quotidien. Lorsqu'un responsable (politique, administratif ou autre) quitte une structure, on regarde le bilan, ses réalisation matérielles de fond. La forme et la gestion des âneries du quotidien sont très accessoires. Je m'interroge souvent sur la répercutions de mes actes professionnels sur l'histoire (future), me demande qui me lira dans 10 ans, ce qu'il en pensera, quelle image me survivra une fois que je serai affecté "ailleurs". C'est très inquiétant, y compris dans sa vie, que de se regarder et de dire : que vais-je laisser de "moi" dans ce monde. La presque totalité des nôtres ne laissent strictement rien (hors descendance), une photo dans un vieil album de photos de famille tout au plus. Mais, parfois, ils "passent à la postérité" en publiant un livre, en rédigeant un article dans tel ou tel quotidien ou revue, en créant une œuvre d'art. L'esprit qui a créé l'œuvre vit à travers elle, par delà la disparition de l'enveloppe charnelle. C'était l'idée des pharaons de l'Égypte antique, ancrer leur passage dans la mémoire des vivants, le plus longtemps possible et, objectivement, ils ont réussi leur coup, leurs œuvres ont, quand elles nous sont parvenues, fait survivre leur mémoire individuelle - hagiographique - (histoire, amour, victoire....).
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E
J'aime beaucoup ton commentaire. Je crois aussi que l'esprit qui est à l'origine d'une oeuvre vit à travers elle, d'où mon questionnement sur Mozart :-)